Le 31 et l’Oxfordshire

Le 31 et l’Oxfordshire

Le réveillon du 31 est la journée la plus puissante de l’année. La seule capable de faire plier la plus irréductible volonté, alliée à la capacité matérielle de son application.

 

Compliqué? Logique, c’est scientifique. C’est le résultat d’une étude de 3 longues matinées, menée par le très sérieux PAIASURCSTQ (Provincial and Academic Institute and Association of Scientific Useless Research for Confetti, Streamers and Tutti Quanti) de l’école primaire de Shipton-under-Wychwood, à peine 15km à l’ouest d’Oxford. Bref, c’est scientifique, donc sérieux, prouvé, attesté, probant et cela aurait même mérité un autre écho dans les médias.

 

Que dit l’étude menée par les Prof Robert Macguiness et Ellen Hammered?

 

C’est simple.

 

Le 31 décembre, toute personne X sera entourée de 8 personnes Y sur 10, dont la volonté – avant cette date – s’exprimait par ces quelques mots:“Le réveillon? Cette année, j’ai vraiment envie de rien faire. Obligé de s’habiller, de faire la fête, pfff… Non, vraiment, j’fais rien de spécial cette année. Je déteste cette date!” Malgré une potentialité réelle de ne rien faire, il est prouvé que ces 8 personnes Y, qui entourent la personne X, se retrouvent tout de même à la soirée “foie gras-raclette-pinot noir” de Jean-Marc.

 

De plus, 5 d’entre elles (sur les 8 personnes Y, donc) seront vêtues de petits ensembles achetés expressément pour la soirée, dont la caractéristique principale sera de briller – légèrement ou pas, l’étude n’a pas été en mesure de le préciser – dans la nuit.

 

Enfin, sur ces 5 personnes, aucune ne sera en état de quitter en totale autonomie, le deux pièces avec balcon de Jean-Marc.

 

L’étude conclut ainsi que le 31 décembre exerce une pression hors du commun sur l’être humain, le privant ainsi de libre arbitre et de toute capacité de déterminer son sort de façon indépendante.

 

Santé!