Je sors de chez le dentiste. Je n’ai jamais compris l’aversion du commun des mortels pour ces arracheurs de dents… Moi j’adore ça! Allez chez le médecin des chicots? Un plaisir!
+Comme (trop) souvent, je me dirige vers le métro. Matin brumeux. Février bat son plein. J’ajuste mes écouteurs dans le creux de mes oreilles, comme un soudeur règle ses lunettes pour éviter que la moindre étincelle ne puisse l’atteindre.
+Assis confortablement.
Genoux pliés. Chevilles croisées. Coudes déposés.
Je lisais « Un homme debout » de Franck Lopvet.
+Peu importe, je n’aime pas les calendriers. Ni les montres d’ailleurs. Encore moins les agendas. J’ai eu une tendresse pour le filofax. Mais cela m’est passé. Un amour de vacances, éteint par la difficulté à trouver des recharges.
+Changez le décor, c’est toujours le même acteur sur les planches. Celui que vous connaissez par cœur. Par raison, surtout. Une chose est certaine: on a déjà vu ce film précédemment.
+On ne peut battre l’infini. L’homme est limité au monde fini, peut-être. Mais l’infini continue d’exister, par ailleurs. Sans nous, puisque, si nous pouvons le concevoir avec nos moyens limités, nous préférons nous en détourner.
Pourtant, l’infini est là, présent chaque matin.
+Par peur de mourir, il a arrêté de vivre. Par peur de ne plus vivre, il s’est mis à rêver. Par peur de ne pas concrétiser ses rêves, il a commencé à oublier. Par peur de ne plus se souvenir, il a…
+Je me suis d’abord demandé pourquoi? Et puis, j’ai compris! Ce tout, taillé dans ce détail…
Le monde se divise en deux catégories de personnes.
+Ce matin, j’avais le temps. Alors je l’ai pris.
Je m’installe dans mon hamac et je prends mon bouquin du moment. La radio crépite au fond du couloir et on distingue à peine la voix nasillarde de la journaliste qui…
+La solitude fait perdre pied.
L’un des plus profonds vertiges consiste à faire…
+Lire. Jamais assez de temps. Toujours dépassés par d’autres priorités, les bouquins finissent par prendre la poussière.
Ce matin, j’en saisis un. Je prends avec conviction l’un des derniers Sylvain Tesson. « Éloge de l’énergie vagabonde ».
+Je n’ai pas de voiture. Mais mon garagiste est un garçon très soigné.
+Un touriste passe son temps à photographier et à filmer. Enregistrer tous ces instants merveilleux, ces expériences de beauté et de bonheur.
Pourquoi? Certainement, parce qu’il a peur d’oublier.
+Combien de visages croisés? De traits délaissés.
Des tronches, des frimousses, des gueules, des minois frôlés.
Comme tous les lundis après-midi, je faisais défiler le fil de mon compte Instagram, au même rythme que les Népalais font tourner les mani chuskor. Ce jour-là, c’est mon estomac qui a freiné la saignée de photos. L’objet ?
+J’avais besoin de me concentrer. Alors je me suis isolé dans…
+Dernièrement, je me suis rendu chez mon tatoueur. Le mec est une crème. Et comme je cherchais des décorations de Noël…
Son nom? Luc.
+Je m’appelle Lev. Je suis un joueur d’échecs. J’anticipe. Les coups s’enchaînent dans l’antre de mon crâne avant même que mon cavalier n’ait sauté mon pion. C’est plus fort que moi…
+Avoir tant de choses à exprimer, mais être sans voix.
L’amour, un gouvernail.
#Bruxelles22032016
Il avait une croyance aveugle: les tendances générales.
Et c’est pour cette raison…
+J’adore les soldes. L’occasion unique de réviser mes capacités en calcul mental, de perfectionner ma perception des couleurs, mes aptitudes en spéléologie en milieu textile, ainsi que ma faculté à slalomer entre des obstacles.
+Comme tout le monde, j’ai appris la triste nouvelle de la mort de David Bowie. Triste pour les autres, car la vie n’est pas encore parvenue à prouver que la mort était triste pour les personnes concernées.
+Le réveil a – comme trop souvent ces derniers temps – été violent et douloureux. La Belgique, une nouvelle fois, paralysée. C’est le branle-bas de combat. Tout le monde est sur le qui-vive. L’alerte est même passée à 4+.
+Le réveillon du 31 est la journée la plus puissante de l’année. C’est le résultat d’une étude de 3 longues matinées, menée par le très sérieux PAIASURCSTQ…
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